23 mai 2012

Situation humanitaire depuis les récentes opérations militaires à l'EST de la RDCongo(les KIVU)

Depuis janvier 2012, EADEV, intervient dans le sud de Lubero jusqu'à Kanyabayonga où la situation  humanitaire reste trop préoccupante, suite aux évènements tragiques des combats entre groupes armés dans cette zone. 
En collaborations avec les acteurs humanitaires de la plate forme, les membres de l équipe d 'EADEV participent activement et régulièrement à des missions d'évaluation globale pour une bonne coordination des réponses conjointes à la situation qui prévaut actuellement dans les Kivu . 
Dans ce collectif des ONG humanitaires locaux et internationaux, les objectifs de descente sur terrain sont principalement de collecter les informations sur la sécurité des populations civiles,d' analyser les différentes informations en vue des réponses ultérieures adaptées ;de s'acquérir de la situation de protection de l’enfant dans la zone et afin de mener des actions de plaidoyers auprès des autorités civiles et militaires au niveau local.
Mme Thérèse d'EADEV en  mission d'évaluation inter agence dans le sud de lubero au 16 fevrier

Au cours de l'évaluation, les ONG ont identifié un duel ,pesanteurs dont notamment la problématiques de la présence ou de l’absence des forces de l’ordre ainsi de la présence des groupes armés qui ont une influence directe sur la sécurité des populations civiles dans les zones visitées et les environnants. Parmi les zones visitées, on observe la présence des forces régulières(FARDC), de la Police nationale congolaise  à Miriki, Buleusa, Luofu, Mbughavinywa et Kanyabayonga. 
Par contre, il n’ y a aucune position des forces loyalistes à Lusogha et  Bulindi; seule une faible présence de la Police nationale congolaise est observée dans ces deux villages (3 à 4 hommes mal équipés). A Luhanga, la sécurité et la protection des civils sont relativement assurées par une position des FARDC.
Dans les entretiens avec les femmes, les jeunes, les enfants, les autorités civiles et militaires, les groupes armés sont présents et actifs à l’intérieur ou aux environs des villages ci hauts visités. D'où une menace permanente des attaques qui provoqueraient un déplacement des populations vers les zones un peu sûres.
Vue du village de Mbughavinwa lors de l'arrivée d'équipe de'évaluation, avec celle d' EADEV, Th&Phil

Malgré la présence des FARDC  à Miriki, Buleusa, Luofu, Mbughavinywa, Luhanga et Kanyabayonga les Force de Libération du Rwanda( FDLR )seraient présents à environ 3 à 5 km autour des villages. Selon les autorités locales, les bases des groupes armés, en particulier les FDLR, se trouveraient dans les zones de Bukumbirwa, Maruho, Maserehenya, Mirombo, Ngaha, Kateku, Mwekwe, Kinyamuyagha, Birundule, Mirangi, Lusuli, Kyahala, Malianga et Kikuku. Ces derniers s’adonnent à l’exploitation artisanale des minerais dans la partie nord-ouest du territoire de Walikale, à Korombri, Malimingi, Irameso, Bukonde, Misau, Buruko, Kalinga, Muzanga et Buhimba.
Dans les localités de Mirungi, Kanune, Iremya, Kalehe, Lushoa et Muronga du groupement d'IKOBO, les traques des groupes armés( FDLR, Mai-Mai) par les forces loyalistes ont fait vidé les populations de quelques de ces localités précisément kalehe, lushoa et Muronga.
            
I.Analyse des éléments spécifiques de la mission:

A.   Sécurité des populations civiles:
On note un sentiment de relative quiétude au sein des populations des zones où il y a la présence des FARDC. Quelques situations liées aux comportements de certains éléments FARDC mais aussi aux opérations militaires fragilisent la sécurité à l’intérieur même des villages où il y a des positions FARDC. C’est par exemple le cas de Luhanga où les FDLR ont attaqué le 30 janvier 2012, brûlant 37 cases et pillant des vivres et autres biens. Au cours de leur retrait, ces mêmes assaillants ont pillé le village de Kalevya. Tout ceci est arrivé après  le départ des FARDC de Luhanga pour une opération militaire à un autre endroit, laissant la zone Luhanga complètement dégarnie

Une staff EADEV devant une case incendiée à Luhanga  en date du 30 janvier 2012

Constat d’incendie par l équipes inter agence à Luhanga en date du 30 janvier 2012














Dans certains villages où il y a des positions FARDC, la population dénonce quelques dérives dans les comportements des soldats. A Mbughavinywa, les FARDC imposeraient à la population des travaux forcés pour la construction de leurs abris et le creusage de tranchées, en remettant des jetons à ceux qui ont travaillé et en imposant le paiement d’amendes forfaitaires à ceux qui ne se sont pas présentés au travail. Ils auraient également extorqué aux fabricants de planche et à la Fédération des entreprises congolaise une somme respective de 50 $US. Le commandant de la Police et le président de la Fédération des entreprises seraient quant à eux obligés de payer des crédits de téléphone par semaine au commandant FARDC, qui prélèverait également une partie importante des amendes collectées par la Police. Cette pratique de raquette finira par créer un conflit entre autorités de la police et civiles. Il s’immiscerait également dans les attributions traditionnelles de la Police.
A Kanyabayonga, les militaires se livrent parfois à des violations des droits de l’homme, notamment des coups et blessures. A Buleusa, ils procèdent régulièrement à des arrestations arbitraires et torturent des civils, en échange parfois d’une rémunération versée par la partie plaignante. Par ailleurs, ils se rendent régulièrement au centre de santé de Buleusa pour des soins, mais sans jamais payer les frais médicaux.
Par ailleurs, la Police aurait tendance à accuser la population de Bulindi de complicité avec les FDLR, mais il a été relevé par plusieurs sources que les quelques éléments de la PNC et les habitants de la zone n’ont d’autre choix que de collaborer avec les groupes armés afin de préserver leur vie. Il est à noter que trois éléments de la PNC auraient été déployés dans le village depuis mi-janvier 2011, mais ils ne disposeraient que d’une seule arme. Selon des sources de la société civile, ils auraient eux-mêmes tendance à inciter la population à payer les taxes illégales réclamées par les FDLR.

Enquête des violations des droits humains par les équipes













Par ailleurs, l’équipe a constaté deux cas d’arrestation arbitraire et détention illégale aux cachots de la Police locale de Bulindi et Kanyabayonga.
La population serait par ailleurs rançonnée par les forces de sécurité censées la protéger, sur les axes de Miriki, Buleusa, Luofu, Mbughavinywa et Luhanga.
Les éléments de la Police nation congolaise seraient obligés de collaborer avec les groupes armés. Pour autant, leur présence ne garanti pas pleinement la sécurité dans les villages, à proximité desquels évolueraient à la fois la population, dont la majorité exerce des activités agricoles, et les groupes armés étrangers (FDLR FOCA, RUD). Ces derniers auraient parmi la population, des commissionnaires pour la vente de leurs minerais ou des pierres précieuses. Les autorités ont rapporté que certains des commissionnaires qui ont pris la fuite avec l’argent des FDLR ont été poursuivis et tués.  Deux d’entre eux auraient été abattus à Kirumba et à Kanyabayonga.
En même temps,sur le terrain, les militaires de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo, section Désarmement, Démobilisation et rapatriement, réinsertion( MONUSCO/DDRRR) continue de mener des actions de sensibilisation des groupes armés, particulièrement les FDLR, au désarmement, mais la société civile craint que l’impact de ces actions ne soit pas sensible avec le recrutement auxquels s’adonnent les groupes armés.
Les environs de tous les villages visités restent très vulnérables du fait de la présence et de l’activisme des FDLR.
Un militaire des UN dans un village sinistré près de Luhanga

Mission de sensibilisation UN au sud de Lubero, vers Buleusa













*Situation spécifique des femmes et des enfants

En plus du poids de la coutume, comme dans toutes les zones de conflits où les femmes sont les plus vulnérables et paient la lourde  tribu de la guerre, 99% des victimes des violences sexuelles sont des filles et femmes. Pour la majorité des victimes, leurs agresseurs les trouvent dans les champs ou lors des incursions dans les villages par des hommes armés en uniformes militaires. Des cas d’enlèvements des femmes/filles pour exploitations sexuelles sont aussi rapportés ou des cas de meurtres à l’égard des femmes.
Dans certaines zones, les cas des violences physiques sont très courants. En groupement d’Ikobo (Buleussa, Kanune, Kateku) le taux est plus élevé, selon l’Infirmier Titulaire (IT) du Centre de Santé (CS) Buleussa qui a apporté que 5 à 6 cas des coups et blessures domestiques sont pris en charge chaque mois par sa structure
Les besoins le plus urgents exprimés par les fammes à Buleussa ont été surtout de base, notamment : La securité, la rehabilitation des abris, des kits NFI et d'hygienne ,
Une femme de Buleussa s'exprime en décrivant sa situation







* la situation des enfants.
La situation générale des enfants reste très préoccupante dans toutes les zones couvertes par la mission.  Plusieurs cas de violations des droits des enfants ont été rapportés sur différents axes y compris celles en rapport avec la résolution 1612 (meurtre et mutilation, enlèvement, recrutement et/ou utilisation des enfants dans des forces et groupes armes, attaque contre écoles et hôpitaux, viol et autre acte grave de violence sexuelle).
Au-delà de  ces violations, il n’existe pas de mécanisme d’encadrement  pour la réinsertion communautaire et socio-économique  des  Enfants Sortis des Forces et Groupes Armés (ESFGA). Cette carence expose ces derniers aux re-recrutements des seigneurs de guerres qui pullulent dans la zone.
Une staff EADEV s'acquiert de la situation des enfants à Buleussa











Les parents appauvris par les différentes exactions n’arrivent plus à garantir la scolarisation des enfants. Au vu de la situation, plusieurs  enfants sont chefs de ménage et par  voie de conséquence, victimes des violences sexuelles et par là même des filles mères.
Pour des raisons culturelles, les mariages précoces sont très fréquents. Au Centre de santé de Buleussa 70 % des nouveaux cas des femmes reçues aux consultations prénatales sont des mineures.

Les enfants errent dans le village de Buleussa













B. Education :
·   Dans certains villages, les infrastructures scolaires sont soit inexistantes soit en délabrement avancé, où les enfants étudient dans les conditions non protectrices. Tel est le cas de Luhanga, où les enfants étudient sous des hangars.
·  Les enfants parcourent des  longues distances (15 à 25 km) pour accéder aux études secondaires. C’est le cas de Luhanga et Lusogha.
·         Le taux d’analphabètes serait élevé suite à l’inaccessibilité à l’éducation due à la pauvreté causée  par l’insécurité généralisée dans la zone, Manque de kits scolaires et kits enseignants,        Non mécanisation et non motivation des enseignants.
    C. Santé et problématique des viols et violences sexuelles.
La partie sud du territoire de Lubero, où circulent des groupes armés, ne présente pas un environnement protecteur rassurant pour les populations civiles surtout pour les femmes et les enfants. Dans les villages ciblés par la mission, il a été constaté des cas récurrents des violences sexuelles et sexistes à l’égard de la femme et de l’enfant.
Les viols rapportés sont généralement commis dans les champs et sur  les chemins reliant  les villages. Les principaux auteurs sont principalement les hommes armés  en uniformes militaires. Sur les différents axes, les FDLR sont les plus pointés du doigt, suivi des Forces loyalistes,(FARDC).
Les filles du village dénoncent des cas de viol à l'agent EADEV











Les victimes qui sont pour la plupart les femmes,  dénoncent rarement ou pas du tout leurs agresseurs  par peur de la stigmatisation, des représailles des auteurs et, surtout,  du rejet par leurs familles. Pour la plupart, elles choisissent souvent de ne pas se  présenter dans des structures de santé pour la prise en charge. Selon le personnel de santé contacté, certaines victimes arrivent lorsqu’elles ont des complications déjà très avancées.
Certains villages restent éloignés des structures de santé (15 à 20 Km), cela décourage certaines victimes notamment dans la zone Luhanga, Kalevya, Kasiki, etc.
Bien que les Kits PEP soient disponibles dans la plupart des structures de santé de référence visitées,  il n’existe pas une politique harmonisée  de gestion des cas de violences sexuelles.                 La zone de Santé de KAYNA, qui couvre toutes les localités visitées, ne dispose pas de cartographie claire des acteurs, ni d’un plan de  pré positionnement des Kits PEP.
Apres analyse des statistiques disponibles à l’Hôpital Général de Référence, il a été constaté une croissance du  taux des viols à l’encontre des hommes et des jeunes garçons. On signale des femmes parmi les auteurs présumés (certaines sont membres des groupes armés et d’autres sont des civiles). Ces viols ont lieu aussi bien aux champs qu’à l’intérieur des villages ou cités.

  II.  Etats des lieux sur les interventions humanitaires dans les zones visitées
  • Accès/Logistique : L’ONG internationale Welthungerhilfe (ex AAA) est en train de réhabiliter       la route Luofu-Miriki-Buleusa-Bukumbirwa longue de 51 Km, avec un financement USAID.
  • Vivres d’urgence : L’ONG internationale NRC est en train de distribuer des vivres du Programme Alimentaire Mondial en faveur de 26860 personnes retournées et déplacées de Buleusa, Rusamambo, Kateku 1, Kateku 2, Bukumbirwa, Kanune et Kataro/Kaghumo. Au total de 223,610 MT de vivres ont été rendues disponibles pour cette distribution.
  • Eau, Hygiène et Assainissement : Le CICR a fait le captage de sources à Buleusa.
  • Santé : Le CICR est en train de construire le centre de santé de référence de Buleusa. Il a aussi un programme d'appui en formation du personnel, gestion et médicaments en cours dans les structures de santé de Buleusa. Par ailleurs, un appui ponctuel en médicaments est accordé au CS Bukumbirwa (suite au retour d’une partie de la population) et au CS Kateku (suite au pillage).

Depuis le 5 janvier 2012, avec un financement d’ECHO, MERLIN accorde son appui en soins de santé primaires à 13 structures sanitaires au Sud Lubero parmi lesquelles se trouvent le CSR CEPROMI, le CSR Kanyabayonga, le CS Vuvoho, le CS Nyamiindo/Kayna, le CS Kasando, le CSR Kirumba, le CS Miriki et le CS Luofu, en faveur de déplacés et des indigents. Les autochtones bénéficient d’une tarification à moindre coût. Dans ce projet, les activités menées se résument en approvisionnement des médicaments et du kérosène pour la chaîne de froid, en payement des primes de motivation pour B le personnel (après calcul de performance), en formation des prestataires et en supervision conjointe avec les bureaux centraux des zones de santé (BCZ).
  • Evaluations multisectorielles : Des évaluations multisectorielles organisées par Solidarités internationales sont en cours à Buleusa, Kanune et Kateku 1.
  • Sécurité alimentaire : L’ONG locale APETAMACO reçoit le soutient du PAM dans le cadre du programme Vivres Contre Travail en pisciculture à Miriki, Luofu et Kayna ainsi qu’en agriculture. La même ONG locale est aussi appuyée par CRS pour la culture de manioc à Luofu.
  • Protection: L'ONG locale EAD, intervient à Luofo dans la réinsertion des enfants EAFGA par l'apprentissage des métiers génératrice des recettes.                                    
III.Besoins humanitaires identifiés par la mission
*Accès à l’Education
▪ Besoin de construction d’une école d’urgence à Luhanga. L’école primaire qui existe à Luhanga n’a pas de bâtiment.
▪ Besoin de construction de l’EP Lusogha en urgence. Les bâtiments de cette école sont délabrés.
▪ Besoin de construction d’une école d’urgence à Bulindi.
▪ Reconstruire les écoles primaires Buleusa, Mbila/Buleusa, Bukumbirwa, Kateku, Rusamambo, Ikobo/Rusamambo, Kilambo et Kanune, qui se trouvent dans des localités habitées.
▪ Besoin de l’organisation des classes de rattrapage  scolaire et de métiers en faveur des enfants déscolarisés dans les groupements Ikobo, Itala et Tama ainsi que sur l’axe Kanyabayonga-Bulindi-Lusogha.
*Accès à l’Eau Hygiène et Assainissement
▪ Aménagement d’une source d’eau sur le site des retournés de Kyuto, situé sur l’axe menant à Luhanga. Les deux sources aménagées de la zone se trouvent à en environ 5 Km de Kyuto, dans la zone Luhanga ;
▪ Aménagement d’une source d’eau de Lusogha ;
▪ Adduction d’eau dans la zone Bulindi pour les populations de Bulindi et Lusogha. Une potentialité d’adduction existe, avec la présence des sources situées sur une montagne de Bulindi.
▪ Construction des latrines à l’EP Butalongola. Il s’agit d’une école bien construite, en matériaux durable, mais dépourvue de latrines.
*Accès aux Abris et NFI
▪  Construction des abris en faveur d’au moins 37 ménages à Luhanga. Leurs abris ont été incendiés par les FDLR le 30 janvier 2012.
▪ Distribution des  kits NFI comprenant, y compris les habits à la population de Luhanga, y compris les retournés.
▪ Des équipes de Solidarités International en évaluation multisectorielle dans la zone a reçu une information selon laquelle les déplacés sont plus nombreux que les résidents retournés à Buleusa. En effet, les chiffres bruts révèlent la présence de 812 ménages de retournés et de 1048 ménages de déplacés, en provenance de Bushalingwa, Maruho, Buhimba, Kalinga, Misambo, Ngaha, Kalehe, Ngerere et Mashuta. A Kanune, il a été signalé à Solidarités International la présence de 675 ménages de retournés et 360 ménages de déplacés. Il y besoin d’une contre vérification de ces chiffres en vue d’une distribution des kits NFI.
*Accès à la sécurité alimentaire
▪ Les perturbations climatiques sont à la base d’une situation de famine au Sud Lubero, particulièrement à Luofu. En effet, les cultures ont été endommagées d’avril à décembre 2011 à cause des pluies abondantes et, à partir de janvier 2012, elles ont été desséchées suite aux effets d’un soleil accablant. Prenant la vente des cossettes de manioc comme exemple, les autorités et la société civile ont déclaré que 1,5 kg de cossettes de manioc qui coûtait 250 FC coûte actuellement 500 FC. Les populations paysannes n’ont plus de semences vivrières (haricot, pomme de terre, arachide, maïs) et maraîchères (amarante, choux,..) pour la saison culturale qui commence généralement le 15 février.
Note : Il y a un site de déplacés bien organisé  à Lusogha, avec environ 152 ménages.

IV.  Actions de plaidoyers menées sur le terrain

Sur la base des informations et des analyses rapides faites sur le terrain, quelques actions de plaidoyers ont été engagées auprès des Autorités locales par la présente mission de protection :
-          Plaidoyer auprès du 809e  Régiment pour les patrouilles et le déploiement des FARDC sur l’axe Bulindi-Lusogha et environs ;
-          Plaidoyer auprès du 809e  Régiment pour des patrouilles régulières autour des villages où il y a déjà des positions FARDC;
-          Plaidoyer auprès du 809e Régiment contre les travaux forcés et les mauvais traitements que les militaires infligent aux civils ;
-          Plaidoyer auprès du 809e Régiment pour le respect du travail de la Police Nationale congolaise( PNC) à  Mbughavinywa ;
-          Plaidoyer auprès de la PNC de Kayabayonga contre les cas d’arrestation et la détention  illégale ;
-          Plaidoyer auprès de la PNC de Bulindi contre les cas d’arrestation et de détention illégale.
                          
 Au regard de cette brève évaluation de la zone de Lubero, vulnérable de l'actuelle de situation dans les Kivu, il serait pertinent que la mis en oeuvre en fonction du plan de contingence définit dès le début de l'annonce d'une éventuelle traque des FARDC contre les forces négatives dans la sous-Région. Chaque organisation est bien disposée à proposer sa réponse selon son domaine d'intervention en priorisant la protection des femmes et les enfants.

Pour EADEV
Département de communication








24 avril 2012

EADEV lance l'annee Korczak 2012 en RDC a Beni

A Beni au Nord-Kivu, environs  400 kms au nord de Goma, l'association EADEV prépare son apparition dans une série d'activités éducatives dédiées à l'année Korczak. 
Les enfants de la ville de Beni vont pouvoir adapter le roman du roi Mathias 1er par une expression libre à travers des ateliers théatrals d'éducation à la citoyenneté. 
Beni et ses localités
Subdivision administrative de la RDC
















Ce sera à l'occasion de la journée mondiale de l'enfant, en date du 16 juin courant, où l'animateur pense lancer la première conférence de sortie officielle de l'action avec les jeunes du parlement d'enfants de Beni.
Briefing de l'équipe sur le roman Mathias et l'étude de mis en oeuvre






Engagée dans la protection et la défenses de droits des enfants en République démocratique du Congo, l’Association, Enfant pour l'Avenir et Développement, EADEV se joint à cette grande mobilisation pour l'évolution des droits et la considération des enfants. 
Cette action internationale est initiée par l'association française Janusz Korczak(AFJK) à mémoire du père éducateur, et fondateur de droits des enfants, le Docteur pédiatre Janusz Korczak à qui a été dédié l’année 2012 par la République de Pologne.                                                                             
Cette année spéciale qui coïncide avec la commémoration du 100ème anniversaire de la maison des orphelinats et 70ème anniversaire de sa mort( Docteur Janusz Korzak), sera marquée par plusieurs évènements en Europe tout comme à l'international, dont notamment en Afrique. Ce sera partout dans le monde l'occasion de souligner l'actualité de son héritage universel, pour le respect de l'enfance et de mettre en lumière son oeuvre de  précurseur au service de tous les enfants.
A travers l'inspiration du roi Mathias, EADEV, s'est proposé de répondre à l'appel à projet lancé par l'association française Janusz Korczak dans le cadre d’entendre son programme à l'international.
EADEV va proposer un forum théâtral libre, adapté à l'éducation à la citoyenneté dans le Nord-Kivu, et particulièrement à Beni.
L'activité va viser une réponse qui conviendrait au mieux à un besoin de considération des  enfants adolescents, qui sont déjà des Hommes pour leur orientation dans la prise de conscience dans la construction de leur avenir.
L'atelier sera animé au sein du parlement d'enfants de Beni et inclura les différents clubs d'enfants  existants en vu d' une bonne ambiance avec un bon choix du public concerné.

EADEV, Département de communication

21 avril 2012

Perspectives 2012 et Agenda

L’annelé 2011 a été celle de relever les défis auxquels était confrontée l'association EADEV dans la mis en oeuvre de ses activités 2011.
L'ensemble des projets 2011, ont  effectivement démarré en mis juin  de la même année. D'où le respect de l'année fiscale 2011 n'a pas été possible. Les activités définies dans le cadre du projet de prise en charge transitoire des ex-EAFGA dans les famille d’accueil FAT, ainsi que le projet de réinsertion socio-économique sont à sa dernière phase de réalisation d'ici fin avril 2012.
Quant aux activités d'éducation de la première années, se sont achevées en janvier 2012 avec un résultat d'essai dans la thématique en zone rural de Lubero et centre.

Perspectives de l'année 2012.
La nouvelle année 2012 marquera un tournant du savoir-faire de EADEV, bien que les difficultés  ne manquent jamais dans tous les secteurs d'activités.
Certes la problématique d'enfants soldats en République démocratique du Congo, est un phénomène à pleine surprises malgré les efforts mis en place par les organisation locales de la société civile, les ONG internationales, ainsi que les agences de Nations unies. L'instabilité politique au pays est le socle de ce cercle vicieux dans lequel l'action de démobilisation des enfants soldats semble nager. 
Plusieurs groupes et forces armées repliées dans leur bases arrières proches des communautés, tentent les enfants démobilisés ou civils de  rejoindre leurs rangs militaires. La plupart sont forcés dans cette pratique militaire.
Pour cette année, nous sommes en pleine négociation avec notre partenaire Unicef pour une 2ème phase des activité de prise en charge transitoire des enfants démobilises dans des FAT et assurer la continuité des activités de réinsertion en vie communautaire.
A Beni comme à Lubero, nous comptons accueillir 400 enfants, bénéficiaires direct du projet.
  • Description du projet: de prise en charge transitoire dans les FAT

La pacification et le développement de notre pays en général, notre province en particulier passent  par la réduction des porteurs d’armes parmi lesquels les enfants dont le désengagement est inconditionnel.
Après la mise en œuvre d’un autre projet pareil par EAD avec l’appui institutionnel et Financier de l’UNICEF et cela de juin 2011 à ici Avril 2012, il vient d’être mis à nu la poursuite de l’enrôlement et utilisation des enfants par les forces et groupes armés. Cette situation est aujourd’hui amplifiée par les différentes opérations militaires menées par les FARDC contre les groupes armés nationaux et étrangers. Pour ce qui nous concerne, le lancement par les FARDC des opération « RADI » depuis le 15 mars 2012 a été précédé d’une forte campagne médiatique qui poussé certaines cibles (GA) à tirer des conséquences militaires en se réarmant d’avantage et en gonflant les effectifs par des combattants innocents et incapables de revendiquer leurs droits, les enfants.
Pour capitaliser l’effort fourni dans le rétablissement de ces enfants dans leur droit par leur sortie, leur prise en charge transitoire pour une réunification familiale tout en mettant en profit la mise en place des structures communautaires (RECOPE, FAT formées) installées l’année passée, les nombreux plaidoyers déjà réalisés, la sensibilisation communautaire quasi permanente nous pensons opportun de poursuivre notre action en faveur des EAFGA et autre enfants qui continuent à être victimes de la violation de leurs droits dans la communauté.
A ce titre nous pensons développer un paquet d’activités dont les une vont assurer la continuité du travail déjà amorcé mais aussi d’autres nouveautés au vu des besoins actuels, il s’agit de :
1.       Travail en synergie avec l’UEPNDDR et les autres acteurs de la protection de l’enfant pour ce qui est de la coordination, le plaidoyer et la sensibilisation pour obtenir l’arrêt du recrutement et la sortie de tous les enfants présents au sein des Forces et Groupes Armés;
2.       Déploiement d’une équipe mobile des vérificateurs pour la certification, la séparation et le placement en FAT déjà opérationnels,
3.       La prise en charge transitoire dans 30 FAT couplées à 2 centres de jour (accompagnement psychosocial, vestimentaire, alimentaire, médical, etc.)
4.       La recherche familiale, la médiation et la réunification par une équipe des animateurs communautaires;
5.       Le suivi communautaire avec accompagnement psychologique pour des cas à besoin en vue de prévenir des cas de rupture familiale avec comme conséquence le re-enrôlement;
6.       Le monitoring des cas de violation grave des droits des enfants, leur documentation et la référence des victimes.
 NB : Pour atteindre ces résultats nous comptons beaucoup sur le financement de l’UNICEF mais aussi l’appui des autres intervenants tels la MONUSCO, UEPN DDR, CICR, RECOPE, Clubs d’enfants, leaders locaux, etc.


La stratégie de réunification familiale a toujours été  définie et réalisée par le CICR pour les enfants hors province du Nord-Kivu. Ceux de la province, Eadev, réalise l'activité.

  • Projet Education
Pour la phase II du projet éducation, appuyé par Save the Children, les activités vont être beaucoup plus développées dans la région de Lubero par l'augmentation des classes de récupération (ALP) contrairement à l'année passée de la phase I.
Dans le cadre de la poursuite de mise en œuvre du projet DCR/PAMOJA pour cette année 2,différentes activités concrétisant la volonté d’atteindre le plus d’enfants et de structures scolaires possibles sur toute l’étendue de la zone de santé de Lubero sont en cours.
 En effet, à coté de deux anciènes écoles et communautés où nous intervenions, soit EP MASEMI à Lubero et EP KATAMBI à Kipese notre rayon s’est élargi à 5 nouvelles écoles et communautés environantes à savoir EP MUTSAMBI à Kasisi, EP MASALI  à Kirikiri, EP MULEWA à Vusanza , EP KIPESE à Kipese Centre et EP KASIYI à Lubero. 
Outre la question sécuritaire et l’état de lieu de protection de l’enfants dans notre rayon d’action nous espérons à un bon avancement du projet.
  • Projet Mathias
L' année 2012, une année dédiée au père éducateur et fondateur de droits des enfants, le Docteur  KORCZAK, EADEV s'inscrit à cet honneur  à travers l’inspiration du roi Mathias, en, se proposant de répondre à l’appel à projet lancé par l’Association JANUSZ KORCZAK dans le cadre d’étendre son programme à l’international.
D'ici le mois de juillet,EADEV va proposer un atelier à forum théâtral libres, adaptés pour une éducation à la citoyenne dans le contexte du grand Nord-Kivu. 
L’activité répondra au mieux à un besoin de considération des enfants et les adolescents, qui sont déjà les Hommes pour leur orientation dans la prise de conscience à la construction de leur avenir. 
L’atelier sera animé dans des clubs d’enfants déjà formés dans des écoles, ainsi que le parlement d'enfant de Beni, sous la supervision d'un animateur. L'action sera menée avec une série de conférence des jeunes et enfants pour une bonne ambiance et un bon choix du public concerné. 
  • Participation au plan de contingence pour les urgences Nord-Kivu.

Depuis l'annonce du lancement par les FARDC des opération « RADI » depuis le 15 mars 2012, à la traque des troupe ADF-Nalu dans le Nord-Est de Beni, ainsi les FDLR et Mai-mai dans le sud à Lubero, la communauté humanitaire est mobilisée en cluster. 
Vers une guerre au N-Kivu
Ces opérations déclencheraient un déplacement massifs des populations, environs 95.000 personnes, contraints au déplacement lors du déploiement de troupes et des combats pour s'ajouter au 56250 IDPs existants depuis longtemps dans la province.
Face à cette situation, EADEV prévoit revoir la situation particulière des enfants pour la protection de mère-enfant qui peut être fragile pendant ces opérations militaires telles que planifiées ci-haut. La distribution des services de premières nécessités aux ménages est prévu dans le plan d'action réservé à EADEV, la question d'éducation est à évaluer scrupuleusement.

Département de communication,
EADEV

Etat de lieu de la situation de l'enfance en RDC pour l'année 2011

Pour assurer le bien-être durable à l’enfant, il faut agir dès son plus jeune âge. Cet idéal passe non seulement par la bonne intention, mais surtout par le respect absolu  de l’enfant et de ses droits ».
L'état des lieux de la situation des enfants en RD Congo est surtout caractérisé par de nombreuses violations des Droits de l'Enfant, notamment le droit à l'éducation, à la santé et aux loisirs sains et appropriés, malgré la ratification par la RDC des instruments juridiques internationaux et régionaux de protection de l'enfant.
Après plusieurs années de conflits armés marqués par des violences extrêmes, on constate qu'aujourd'hui encore, malgré la réduction relative des combats dans plusieurs zones du pays, les enfants sont toujours exposés à plusieurs formes de violence.
D'où le phénomène des enfants de la rue, enfants dit «sorcier», enfants soldats, enfants travaillant dans les mines d'or et diamant , conséquences de la pauvreté et de l'absence d'une politique intégrée de protection et d'encadrement de la jeunesse.

  • Accès à l'Education 
Aujourd'hui encore, près de 5 millions d'enfants congolais ne vont pas à l'école à cause de la pratique du système de prise en charge des enseignants par les parents qui, dans l'ensemble, sont impayés ou sous-payés. Les infrastructures scolaires modernes manquent et celles qui existent sont délabrées.

  • Accès aux soins de santé 
L’accès aux soins de santé de qualité des enfants de moins de 5 ans, est quasi inexistant, suite au délabrement du système sanitaire, la fuite massive de cerveau. D’où un taux de mortalité infantile est toujours préoccupant, même si une amélioration s’est faite constatée dans l’année 2010 et malgré le plaidoyer initié auprès des autorités congolaises en 2010 par Mme Chan, Directrice de l’OMS, leur demandant d’augmenter le budget de santé.  Les statistiques issues des grandes enquêtes menées sur toute l’étendue du pays montrent que la mortalité infantile est passée de 148 pour 1000 en 1995 à 126 pour 1000 en 2001. Les résultats de l’Enquête MICS4 confirment cette baisse. En effet, elle évalue à 97 pour 1000 le taux de mortalité infantile en 2010. Si la probabilité de mourir avant l’âge d’une année est élevée, elle l’est encore davantage par rapport au cinquième anniversaire. Evalué à 220 pour 1000 en 1995, soit un enfant sur cinq, ce quotient se situe à 158 pour 1000 d’après les résultats de MICS4. Ce niveau de mortalité place la RDC dans la catégorie des pays à forte mortalité infantile. Ainsi, il apparaît peu probable que l’on atteigne l’objectif 4 en 2015.

 S’agissant de la vaccination des enfants, le niveau de vaccination contre tous les antigènes reste faible en RDC. Moins d’un enfant sur deux reçoit l’ensemble des vaccins contre toutes les maladies cibles du Programme Elargi de Vaccination (PEV). Malgré l’amélioration constatée entre 2001 et 2010 (de 23 à 48%), le niveau est loin de la barre de 80% visée par le PEV,(source :Rapport PNUD 2010).


  • Situation des violences faites aux enfants :
Plusieurs débats de commémoration sont toujours faits pendant des journées de rendez-vous avec des thèmes au tour des violences faites aux enfants.
La violence à l'égard des enfants peut prendre plusieurs formes et même devenir un fait banal lorsque les niveaux de vigilance s'estompent et qu'on prend l'habitude de ne pas s'interposer et d'accepter que des enfants impuissants soient si souvent victimes de violence.
On peut distinguer plusieurs types de violences subies par les enfants suivant l'environnement où  ils se trouvent: en famille, en communauté, à l'école ou dans d'autres institutions.    On peut retenir:
  • Les violences en famille: Coups et blessures, châtiments corporels, viols, inceste, attentat à la pudeur, harcèlement sexuel, incitation à la prostitution, injures, menaces et intimidations, accusations de sorcellerie, séquestration, rejet, dénigrement, discrimination, négligence, abandon, sevrage précoce, privation volontaire de nourriture, non scolarisation, spoliation d'héritage, travaux domestiques excessifs.
  • Les violences dans la communauté: Elles sont liées à des pratiques traditionnelles ou à des comportements collectifs. C'est notamment: les mariages précoces et/ou forcés, l'enrôlement des enfants dans les forces et groupes armés, les mutilations sexuelles, l'exploitation sexuelle surtout des enfants de la rue, l'esclavage sexuel, la stigmatisation des enfants affectés par le VIH/SIDA, les travaux lourds, dangereux ou sans repos (prolongés).
  • Les violences à l'école et dans les milieux publics: Arrestations arbitraires et détentions illégales, coups et blessures, châtiments corporels, viols et harcèlement sexuel.

En RDC, les violences générées par les conflits armés ont grandement affecté les structures de base de la communauté et les familles qui constituent normalement les lieux privilégiés de protection pour les enfants. Ainsi, sans le support de la famille et la communauté les enfants deviennent fragiles, et plus exposés aux violences de toute sorte.
Et, dans un contexte de conflit armé, les enfants sont parfois directement ciblés, recrutés souvent par la force dans des groupes armés, où ils sont exposés à une culture et un environnement de violence, affectant négativement tout leur système de valeur en pleine évolution.
En partenariat avec les organisations internationales œuvrant dans la thématique protection de l’enfance en RDC, UNICEF, Save the children, EAD essaie d’intervenir conjointement dans plusieurs actions de prévention et de redressement des effets de la violence sur les enfants. C'est plus particulièrement, mener des activités de sensibilisation continue, y compris la formation des agents de la police et des forces armées par l’UNICEF et la Monusco.
Les activités de sensibilisation  visent également à attirer l'attention de la population afin qu'elle prenne conscience de nombreux cas de violences auxquels les enfants sont soumis et l'appellent à s'interposer contre ces violences et à refuser de prendre part à tout acte de violence contre les enfants.

Département de l'information 
EAD-RDC

16 avril 2012

Evolution des activités 2011-2012

La  phase finale des activités implémentées en cheval  entre l'année 2011 et 2012, a  nécessité une évaluation intermédiaire  en vu d'un bon suivi des indicateurs et les résultats escomptés pour tous les projets conduits dans la zone de Beni et Lubero.
Cette évaluation a été conduite par le Président de l'association, Mr Augustin VWALUMA.
Après plusieurs séances de travaux de renforcement des capacités au sein de l'association( Administration, Logistique, programmes), le président s'est rendu sur le terrain avec une équipe technique de mis en oeuvre. Composée de  l'assistant technique du programme, le responsable administratif du programme, ainsi que 2 superviseurs des axes, la descente sur terrain a été effectuée dans tous nos axes d'activités.
L'axe Sud de Lubero a été l'un des axes entièrement visité et évaluer par cette grande équipe, où sont concentrées les activités de réinsertion socioéconomique des ex -EAFGA appuyé par EADEV, avec un soutien financier de l'Unicef.( Kipese, Kitsumbiro, Vukununu, Vurondo, Lukanga).

 Volet d'activités évaluées


 a) Protection et réinsertion socioeconomique
   
 - Axe Kyondo:  

Kyondo centre :  3 ateliers sont supervisé par nos animateurs terrain, dont 1 atelier en coupe et couture accueillant 16 bénéficiaires, un atelier mécanique moto avec 2 bénéficiaires, en un salon de coiffure mixte qui encadre  6 bénéficiaires.  
Kithamiaka   : 2 ateliers sont développés :1 en coupe et couture avec 7 filles et 1 atelier en menuiserie pour 5 jeune garçons qui bénéficient d'un encadrement de notre  partenaire local   IPAD(Initiave privée d'actions pour le développement).


Une équipe des bénéficiaires à Kithamiaka




Un atelier de coupe et couture à Kyondo
-Axe Lubero
A Kipese : un atelier en mécanique et réparation de moto fonctionne normalement avec 6 bénéficiaires ex-EAFGA( enfants associé au force et groupes armés). A 5 mois de formation, 4 enfants ont témoigné d'une bonne application dans leur apprentissage, capable d'être autonome d'ici la fin de la formation pour créer leur propre garage de réparation moto.



Équipe de 5 bénefiaires ex-Eafga en mécanique moto à Kipese


Enfants ex-Eafga en formation de mécanique
A Kitsumbiro les enfants bénéficient d'un apprentissage en menuiserie et coupe et couture.
Un atelier d'apprentissage en coupe couture fonctionne dans les locaux de notre partenaire AJP, qui encadre 10 filles ex-EAFG
Atelier de coupe et couture à Kitsumbiro


Atelier de menuiserie à Kitsumbiro
A Lukanga,Vukununu,Kyavinyonge, un atelier de coupe et couture est mis en place dans chaque localité accueillant 4 bénéficiaires EAFGA par atelier.

b) Volet éducation
En partenariat avec Save the children, EADEV supervise une activité  d'éducation  dans la région de lubero. Le projet PAMOJA, consiste à mobiliser les communautés dans une sensibilisation pour la scolarisation de tous les enfants dans les communautés de lubero. Pour ce faire, des classes de récupération sont organisées en fonction de besoin.
Il sera mis en place 2 centres de jours dans la cité de Lubero, qui  accueillera les jeunes de la cité pour un cadre de discussions et échanges culturels.
La construction de deux écoles vient d'être achevée dans la zone de lubero, dont une à lubero centre(EP Masemi) et l'autre  à Kathambi/ Kipese de 8 salles de classe primaires. Ce travail remarquable est appuyé par Save the children, en supervision d' EADEV. Cette école permettra une augmentation de la fréquentation des enfants, comme cela faisait l'un des objectifs définit conjointement entre partenaires(Save the children et le sponsor Save the children).
         



École primaire  avant la construction

L'école primaire après la construction
                                                                                                  
La reconstruction de cette école  a remédie aux mauvaises conditions dans lesquelles les enfants pouvaient suivre les leçons comme visiblement ici bas.

               
Sur l'axe Oicha , Kokola , Maimoya et Eringeti,  près de 60Kms de Beni, les bénéficiaires pratiquent la  même formation en métier de couture, pâtisserie et coiffure mixte.
Généralement, nous espérons qu'à la fin des formations et apprentissages, chaque enfant ex-EAFGA, bénéficiaire devra être capable d'assurer la continuité de son métier parfaitement.
A la fin du programme en  avril 2012, il est prévu de doter chaque enfant bénéficiaire du projet d'un kit de réinsertion lui permettant d'être autonome dans son métier appris.

Un salon de coiffure des bénéficiaires

Les équipes ont eu un feedback sur l'évolution des activité sen vu de renforcement des capacités dans la mis en oeuvre.
La mission d'évaluation s'est clôturée par un audit interne sur demande de la commission contrôle de l'organisation, dans le but de vérification des comptes de l'organisation au vue de l'évolution des activités sur terrain.
Il sied de rappeler qu'à dépit des moyens réduits, l'association mène à bien l'ensemble des activités définies dans les limites des budgets alloués.
La grande difficulté rencontrée sur le terrain reste l'insécurité sur les axes. Une forte présence de forces et groupes armés, FARDC, Mai-mai, groupes rebelles étrangers dans le sud de lubero,( FDLR) au Nord de Beni, les groupes ougandais( ADF-Nalu, LRA), constituent une menace permanence pour la finalisation de cette première phase de nos activités.
Le lancement de l'opération militaire "Radi" dans le Nord-Kivu, annoncée pour le mois d'avril ferait l'objet d'une analyse approfondie des conséquences qui en découleraient sur la protection des enfants et femmes .


Département de la communication EADEV
AV 

15 avril 2012

A propos de nous


  • Création
EADEV est le résultat d’une réflexion entre amis, hommes et femmes, animés d’une compassion envers les enfants souffrants et victimes de multiples maltraitances dans notre pays de suite des situations des guerres à répétition traversées dès le début des années 1990.
Crée en décembre 2005, EADEV, est une association sans but lucratif, à vocation humanitaire, engagée dans la protection de l'enfance suite au phénomène enfants soldats qui s'est revelé préoccupante en RDC depuis les années 90.
  • Mission
EADEV a pour mission de contribuer à l’amélioration des conditions de  protection et de défense des droits et devoirs fondamentaux des enfants  en vu de promouvoir leur bien être ainsi que  leur développement  pour un meilleur avenir bien préparé dans la société.

  • Son siege social
4 Rue Kindu, Quartier Mabakanga, 
Ville de Beni dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo.
Bureau administratif EAD-Beni














  • Nos valeurs

Notre travail en faveur des enfants est motivé par certaines valeurs inaliénables à tout être humain et, à fortiori, aux enfants, il s’agit :

-          La dignité et respect : Liés  au caractère sacré de la vie,

-      L’amour : Il y a pas de plus qu'exigible à un adulte que l'amour que celui ci peut l'offrir.

-      L’espoir : Ce dernier doit briser tous les doutes par rapport à un avenir meilleur,

-      La redevabilité : Elle exige de rendre compte de tout ce que nous faisons à tous ceux qui nous soutiennent et à toute la communauté

  •  Domaines d'intervention
-          La protection (Prévention, prise en charge /Réhabilitation et création d’un environnement protecteur ),
-      L’éducation sanitaire,
-      L’éducation scolaire non discriminatoire,
-      La protection mère – enfant,
-      La sécurité alimentaire,

  • Cadre legal
  EADEV est constitué par les membres repartis dans les organes ci -après:
  • Assemblée Génerale: Organe supême de l'organisation
  • Conseil d'administration: Organe chargé de la gestion et la politique de l'organisation
  • Commission de controle: Organe chargé de vérifcation des compte de l'organisation
  • Secrétaire Exécutif : Organe de gestion au quotidien de la vie de l'organisation.
  • Equipe de membre fondateur et de l'exécutif

25 mars 2012

Le procès Thomas Lubanga marque un 1er pas de justice pour les crimes de guerres en RDC.

Inculpé le 15 mars dernier au motif d’avoir enrôlé les enfants dans les rangs de sa milice, Thoma Lubanga, patron de l’UPC( Union des patriotes congolais) est l’un des Seigneurs des guerres le plus cruels qui opérait dans le district de l’Ituri, en République Démocratique du Congo. 
Ayant commis plusieurs exactions ignobles entre 2002 et 2003 dans cette partie Nord-Est du pays, le seigneur de guerre est devant le baron de la CPI pour y être jugé. 

Crée par les statuts de Rome il y a 10 ans, la CPI vient de rendre le verdict de son premier jugement réservé à Mr Thoma Lubanga. C’est à l’unanimité que la Chambre d’accusation a prouvé qu’il est coupable de cimes de prescription et d’enrôlement des enfants de moins de 15 ans et les a amenés à participer à un conflit armé.

Une satisfaction parfaite dans la communauté des acteurs de protection de l’enfance par rapport à ce qu’ils considéraient pour leur action,d'inimaginable dans le respect de des droits des enfants. Cependant, Mr Lubanga, n’est qu’un sujet parmi tant d’autres auteurs de crimes de guerre et crimes contre l’humanité au même motif d’enrôlement des enfants dans l’armé et apprentissage de tuerie aux enfants.


Enfant soldat milice UPC

Enfant soldat milice UPC

Thomas Lubanga

Le fait porté à la charge de Mr Lubanga est justifié par les statuts de Rome, qui frappe tout crime  commis à partir de l’année 2002. Cette année marquée par une grande turbulence politique en RDC, a vu l’émergence de plusieurs rebellions, dont notamment le RDC-Goma, RCD/KML, le MLC, le CDNP, UPC, FNI, FRPI dès 1998 à 2003. Ces mouvements politico militaires n’ont pas épargné les enfants à l’enrôlement forcés au sein de leurs troupes selon plusieurs rapports. Bien que certains chefs de ces mouvements soient déjà interpelés par cette juridiction internationale(CPI), l’exécution reste encore non respectée. D’où ils peuvent se retrouver actuellement dans le haut commandement de l’armée nationale congolaise, la FARDC.

Par ailleurs, plusieurs groupes mai-mai et d’autres milice très actifs dans le Nord-Kivu continuent à enrôler par force les enfants comme militaires jusqu’à nos jours. Nous pensons formuler notre recommandation en tant que association œuvrant dans la protection de l’enfance en RDC,(EADEV), que la CPI ne s’arrête pas qu’au procès Lubanga. La question d’enrôlement des enfants et des jeunes adolescents dans les forces et groupes armés n’a jamais été une question de Lubanga seul. Nous pouvons cependant nous réjouir du travail de la CPI qu’à partir de la vertu d' une justice équitable pour la RDC, en tant signataire du traité de Rome, créant cette cour. Il serait regrettable de surprendre l’opinion congolaise par le contraire, alors que toutes les communautés attendent au-delà de cette première action que la CPI vient de marquer, une justice plus équitable et globale pour tous les crimes contre l'humanité en RDC.

Ce procès tant attendu par plusieurs communautés congolaises, internationales, les familles de victimes, ainsi que plusieurs associations de la société civile de protection de l’enfant, vient de donner un premier soulagement face à cet acte cruel, qui a contribué à la destruction de la jeunesse en RDC.

Actuellement, il y a des jeunes démobilisés qui se sont complètement irrécupérable suite aux vécus dans les pratiques militaires avant l’âge requis. Ces jeunes sont abandonnés à leurs propres sorts. L’effort déployer par la communauté internationale dans la mis en place des programme de suivi et réinsertion socioéconomique des ex-EAFGA, en appui aux Ongs locales remédie tant soit peu à cette situation.

La CPI, devrait également poursuivre l’exécution effective les mandats d’arrêt lancés à plusieurs seigneurs de guerre étrangers opérant en RDC et commettant des crimes de ce genre sur le territoire congolais. C’est le cas de la rébellion ougandaise(LRA ) de Joseph Kony, qui a commis plusieurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans l’ exécution délibérée des populations congolaises dans le haut Uélé, le kidnapping des enfants, viol et violence sexuelles faite aux femmes etc. Le FDLR, très actif dans Nord et sud Kivu avec des atrocités inimaginables sur les populations congolaises depuis 1994 à nos jours, avec l’implication des enfants des communautés congolaises des villages environnants leurs bases.

Nous devrions nous mobiliser pour la justice et le respect de droits de l'homme en RDC, ainsi que le respect de l'enfant.
"Si chacun fait quelque chose, nous avancerons".

Département de communication EADEV




21 mars 2012

Quelle efficacité de l’action de protection de l’enfance face aux militaires armés

La République Démocratique du Congo, depuis 1996, traverse une zone de turbulence insupportable, conséquence des plusieurs évènements issus de la guerre de l’AFDL. Cette guerre a laissé derrière son passage une prolifération des rebellions ainsi que des lourdes conséquences inimaginables sur les vies humaines, particulièrement celles des enfants et des femmes. Le droit de l’homme est loin d’être d’application dans ce pays d’environs 70 millions d’habitants, qui est en bourrage permanent dans son processus démocratique depuis son accession à l’indépendance(1960).
Paralysé par ces conséquences, le pays est plongé dans un disfonctionnement sans précédent notamment, la corruption, une gestion publique à outrance, la destruction des infrastructures publique. Cette situation s'en est suivi d'une série des atrocités commises par les agents de l’ordre tel que l’armé et la police au point de fragilisé inévitablement  l’Etat congolais et instaurer une perte de confiance des populations vis-à-vis de l’armé et la police pourtant garant de la sécurité sur toute l’étendu du pays.

Si on peut assister à des graves violations des doits humains impunies et particulièrement ceux des enfants par les militaires de l’armée nationale, tel que des viols et violences sexuelles, tueries, exploitation économique, enrôlement des enfants dans de groupes armés, il y a lieu de se poser la question  de quel partenariat sincère les associations de droits de l’homme et de protection de l’enfance définirait pour l’efficacité de leur action en toute sécurité.
Le seul moyen  d’appui qui ferait évoluer l’effort des acteurs, militant de droit de l’homme ainsi que les défenseurs des enfants pour mettre fin à ces pratiques braconnières de violence sexuelle, particulièrement aux enfants serait la condamnation sévère par une juridiction compétente et impartiale.                                            La RD. Congo étant classé parmi les pays où le respect des droits de l’homme inquiète le reste du monde, la situation des enfants  en a fait une des grave situations dramatiques en violation des droits humains selon plusieurs rapports des ONGs. Le rapport de Human right watch, les associations de la société civile pour les droits de l’homme, ainsi que le rapport du Comité des droits des enfants constaté par les experts, lors de l’ examen  du rapport de la RDC sur la situation des enfants au 18 janvier 2012 à Genève . Les enfants congolais continuent à être les premières victimes de l’insécurité, notamment dans les provinces de l’Est du pays



Néanmoins, nous pouvons être convaincus d’une chose que, si une partie du corps ne va pas bien, le malaise se fait sentir sur l’ensemble de membre du corps. Le phénomène viol et violence sexuel s’est nettement marqué à l’Est de la République, mais actuellement, il est proliféré presque sur toute l’étendu du pays.
Trouvez ici-bas un témoignage d’un cas de violence sexuelle vécu au Kasai-Oriental  tourné au drame accablant avec des conséquences grave il y 24h.
« Policiers et militaires se sont affrontés dimanche 18 mars 2012 en début de soirée, dans la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental en République démocratique du Congo. Les militaires se sont présentés à un poste de police pour libérer leurs amis accusés de viol sur une fille de quatorze ans. Bilan : trois ou quatre morts et de nombreux blessés.
Le point de départ est une affaire de viol sur une fille de quatorze ans. Interpellés, les auteurs de ce crime, deux hommes, sont incarcérés au poste de police de la région du Kasaï-Oriental dans la commune de Guinchi. Peu de temps après, arrivent des éléments du régiment commando d’intervention rapide.
A leur tête, le lieutenant colonel Christian Banga alias de Gaulle. Le contingent exige la libération des deux violeurs présumés, et somme les deux policiers sur place. Ces derniers refusent. C’est alors que les balles crépitent. Un militaire et deux policiers tombent sur le champ. Des blessés se comptent également dans les deux camps.
Les violeurs présumés sont libérés par les commandos de la force d’intervention rapide. Des policiers sont faits prisonniers et conduits au camp militaire Nsélé de Mbuji-Mayi, où leur est réservé un traitement inhumain.
Et dans cette confusion, trois postes de police sont saccagés et pillés. Face aux militaires, la police nationale congolaise (PNC) a du mal à mener son travail, celui d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Il y a quelques jours, un officier de la police a été abattu par des éléments de la justice militaire à Kinshasa. L’affaire est devant les cours et tribunaux »
EADEV-RDC(Enfants pour l’Avenir et le Développement